Légende Cimetière Amérindien

Legende Camp d’Autome 2012

Cimetière Amérindien et le Wendigo

25e Meute St-Alexandre

Par Baloo Chatel et le Clan de Baloo

Une partie du Clan de Baloo s’est réuni pour développer la légende du camp et la thématique était les esprits/fantômes pris entre l’enfer et le paradis. Voici un résumé de la légende qui a été développée et pourra vous servir ou vous inspirer pour vos propres camps. Mais attention, cette légende peut être effrayante pour les plus jeunes et devrait être adaptée selon la maturité de votre meute. Nous avons conservé les aspects les plus effrayants de notre légende pour les plus vieux ou plus courageux de nos louveteaux. 

Grandes Lignes

  • Le camp scout a été érigé près d’un ancien cimetière amérindien.
  • La rumeur veut qu’à ce cimetière se trouve un Wendigowak ou Wendigo. (Pour les vieux louveteaux ou chevaliers du loup, on leur révèle que le Wendigo est un esprit maléfique qui arrive à posséder certains êtres humains. Souvent le parallèle est fait entre le Wendigo et un mort-vivant/loup-garou/sasquash). 
  • Les esprits des morts enterrés au cimetière ne peuvent plus quitter le cimetière. Ils y sont prisonniers parce que le Wendigo empêche l’esprit du Grand Manitou de venir chercher les âmes et les conduire dans l’au-delà (le Grand Manitou dans notre histoire était symbolisé par un grand oiseau, « l’oiseau du paradis »). 
  • Les Louvarts du Clan de Baloo en charge de la légende ont aussi développé en parallèle une légende dévoilée sous forme de rumeur selon laquelle, en 1961, cinq louveteaux du la 24e meute St-Alexandre (nous sommes la 25e) sont disparus en ces lieux à cette même date.
  • Entre temps, les esprits hantent les lieux et, comme ils s’ennuient, ils font des mauvais coups (jamais bien méchant car ils sont bons). 
  • Il fallait donc trouver comment chasser le Wendigo. 
  • Les esprits nous ont donc communiqué comment chasser le Wendigo à l’aide d’indices. 
  • Le camp s’est conclu par la délivrance des bons esprits et nous avons célébré notre mission accomplie.

Légende vendredi soir

  • En arrivant, nous révélons que près d’ici, il y a un ancien cimetière amérindien. Nous expliquons les coutumes amérindiennes, la symbolique de la mort, la réincarnation, le Grand Manitou.
  • (Voir sur Internet, beaucoup de sites expliquent la spiritualité amérindienne et j’ai consulté un ami amérindien qui étudie pour devenir shaman pour plus d’information sur cet aspect de ma légende). 
  • Chez certains peuples amérindiens, l’Homme a deux âmes, une qui part dès sa mort et l’autre qui reste quelques instants près du corps. C’est pourquoi on enterrait les morts plus loin dans la forêt, pour éviter qu'il ne revienne chez lui. C’est le Grand Manitou (je l’ai personnifié sous forme d’oiseau) qui vient les chercher.
  • On raconte qu'étant donné qu'un Wendigo rôde dans les parages, le Grand Manitou ne peut venir chercher les âmes des amérindiens enterrées au cimetière.
  • On prend les chevaliers du Loup (ou les Louvarts les plus courageux) et nous allons à l’extérieur pendant que les plus jeunes s’installent au camp. 
  • Nous leur révélons que le Wendigowak est une créature très dangereuse, un esprit maléfique qui ressemble parfois à un mort-vivant, parfois à un loup-garou ou peut même ressembler à un Sasquash. 
  • On raconte qu’un Wendigo a réellement été aperçu dans les parages et qu’il faut sécuriser les lieux. 
  • Je raconte que j’ai déjà rencontré un Wendigo quand j’étais petite et que, si ce n’avait été de mes amis amérindiens, je ne serais pas ici pour leur raconter tout ça. Je leur raconterai mes aventures demain soir.
  • On fait le rituel de purification amérindien : dans une grande coquille de mer, on y brûle du sauge et, avec une plume d’aigle (ou autre grand oiseau), on envoie la boucane du sauge qui brûle vers le louveteau ainsi purifié, en partant des pieds jusqu’à la tête, devant et derrière. On procède ainsi pour chaque louveteau, au son des tamtams et devant un feu c’est encore mieux!
  • Ensuite, je leur ai appris le chant de l’esprit de l’Ours. J’ai pris celui-ci sur Youtube mais il y en a plusieurs: http://www.youtube.com/watch?v=P8dMtCFo24o
  • Nous chantons d’abord près du feu, puis autour du site pour protéger le chalet contre l’esprit du Wendigowak. 
  • Finalement, nous rentrons rassurer les plus jeunes qu’ils peuvent dormir en paix, qu’il n’y a rien autour du chalet et que nous avons sécurisé les lieux. 

Samedi

  • Les Louvarts du Clan de Baloo en charge de la légende ont rependu l’histoire selon laquelle, en 1961, cinq louveteaux du la 24e meute St-Alexandre (nous sommes la 25e) sont disparus en ces lieux et c’est pourquoi nous n’y étions pas allé depuis (effectivement, c’était notre premier camp à Otter Lake). 
  • Nous avons appuyé cette légende par une croix commémorative faite avec du vieux bois en mémoire des cinq louveteaux disparus la même date en 1961 installée sur le bord de l’eau. 
  • La maîtrise a fait semblant de réprimander les louvarts qui parlaient de ce drame qui est survenus en 1961 « Il ne faut pas en parler! ». Les animateurs ont découragé les louveteaux d'aller voir la croix commémorative pour accroître leur curiosité.
  • Nous avons mis un ancien foulard scout sur la croix que nous enlevions et remettions mystérieusement tout au long du weekend.  
  • Les Louvarts du Clan Baloo pour la légende avaient préparé plusieurs « mauvais coups » que les esprits nous faisaient pour se désennuyer. 
  • Une de nos louvettes, très bonne comédienne, a vu un de ces esprits dans le miroir. C’était un louveteau avec un uniforme ancien et un foulard comme celui sur la croix. Nous recouvrons le miroir d’une poche de jute pour les empêcher de voir. 
  • Plus tard dans la journée, nous tous nos cuisiniers sont évanouis un peu partout dans le chalet et il y a du papier de toilette déroulé partout dans le chalet! Nos cuistots se relèvent tranquillement mais ne se souviennent de rien, sinon avoir vu la porte s’ouvrir seule et avoir senti l’air se déplacer autour d’eux et entendre des rires et puis pof! Plus rien. 
  • Les Louvarts du Clan de Baloo pour la légende répandirent la rumeur que ce devait être les cinq louveteaux disparus en 1961 qui nous jouent des tours parce qu’ils s’ennuient. C’est à cause du Wendigo qu’ils sont pris ici. Il faudrait peut-être chasser le Wendigo pour les libérer. L’un d’eux me demande comment chasser le Wendigo et je leur dirai ce soir. 

Légende raconté le samedi soir

Nous avons raconté la légende qui suit après les activités de la fleur rouge. Comme cette légende était apeurante, nous donc avons laissé les louveteaux qui le préféraient aller se coucher et les autres louveteaux sont restés. 

J’ai écris cette légende de manière à le raconter exactement comme si cela m’était arrivé. Il est donc important d’adapter cette légende à votre propre passé (lieux où vous avez grandit, amis/cousins qui ont vraiment existé, etc.). 

Ma description du cimetière amérindien et ma rencontre avec le Wendigo est inspiré du livre Simetière de Stephen King et donc je vous suggère de lire les pages pertinentes du livre pour plus de détails. 

  • Moi, ma soeur et mes cousines avons entendu parler d’un ancien cimetière amérindien dans le coin de Saint-Michel-des-Saints. 
  • Les amérindiens de (mentionner tribu) viennent au village régulièrement faire leur provisions. 
  • Nous étions au Snack Bar du village et nous nous ennuyions royalement et avons entendu un groupe de trois adolescents amérindiens parler d’un cimetière et d’esprits capturés par le Wendigo. Ils se plaignaient qu’ils devaient tous rentrer tôt ce soir et que leurs aînés leurs avaient interdit d’aller dehors le soir tombé. 
  • Lisane est celle de mes cousines qui est toujours à chercher les mauvais coups. Elle nous met constamment dans des aventures qui finissent par nous mettre dans le pétrin. Mais c’est plus fort qu’elle et, je ne sais trop pourquoi, mais nous la suivions toujours!
  • Ainsi, dès qu’elle entendit parler d’un endroit interdit, elle alla voir les amérindiens avec empressement pour leur poser des tas de questions. « Enfin! » devait-elle se dire « voici une aventure !».
  • Nous avons appris qu’il y avait, pas très loin, un ancien cimetière amérindien, abandonné car on le croit habité par un Wendigowak (ou Wendigo). 
  • Les trois jeunes amérindiens nous expliquèrent que le Wendigo est une créature très dangereuse qui, lors de pleines lunes alors que les températures descendent sous 0 degré C (ce qui était le cas ce soir), pouvait attaquer. Tous les gens de la réserve devaient rester le plus loin possible de ce lieu où elle a été rapportée par certain chasseurs. On avait, la veille, entendu ses cris (que nous les blancs confondions avec un loup!).  
  • Lisane les mit au défi de nous montrer le cimetière ce soir même!! Ils ont beaucoup hésités (mais il n’y avait personne comme Lisane pour convaincre quelqu’un de faire un mauvais coup)!
  • Elle a donc convenu de les y rencontrer le soir même et, évidemment nous devions la suivre! Moi, j’avais la frousse, mais devant mes cousines je jouais à la brave.  De toute façon, nous n’avions pas de moyen de transport et nos parents ne nous auraient jamais laissé aller avec trois garçons alors j’étais sûr que ça ne fonctionnerait pas.
  • Malheureusement, Lisane a convaincu mon oncle Fred (qui vit en ermite à St-Michel et qui est, je crois, un peu fou) de prendre sa vieille voiture qu’il n’avait pas utilisé depuis si longtemps que j’espérais bien qu’elle ne fonctionnerait pas. 
  • Malheureusement, la voiture démarra après toute une commotion de bruits et de boucane.
  • Je crois qu’il avait oublié comment conduire. Nous avons failli mourir écrasées contre un arbre au moins cinq fois avant d’arriver au le point de rendez vous donné à nos amis amérindiens!
  • Arrivé sur les lieux, mon oncle, qui est lui-même un peu amérindien de par sa grand-mère (et donc nous aussi), se mit à regarder tout autour de lui, les yeux hirsutes et la bouche ouverte. Puis, soudainement, il nous dit qu’il fallait immédiatement s’en aller et sauta dans sa voiture. « Embarquez, vite! ».
  • Comme nous le savions déjà un peu fou, sa réaction nous laissa plus perplexes qu’effrayées. Aussi, nous avions frôlé la mort dans sa voiture et vous comprendrez donc notre hésitation à y remonter…
  • Il n’attendit pas plus, pendant que nous analysions la situation, sa voiture partie en trombe et nous laissa seules dans le noir et la poussière. 
  • Nous étions donc seules dans les bois et il fallait attendre nos amis amérindiens, mais ils n’étaient pas là…
  • Sans plus tarder, j’allumai ma lampe de poche, mais il semble que c’était pire car toutes sortes d’ombres semblaient se former dans les bois. 
  • C’est alors que nous avons entendu des bruits de pas dans le bois. Probablement des chevreuils, mais ce qui me mit un doute à l’esprit c’est que ces pas se dirigèrent vers nous de trois directions différentes. 
  • Tout à coups, trois formes bondirent sur nous en poussant des hurlements – elles avaient une tête et une peau de loup mais courraient sur des jambes d’hommes!!
  • Nous nous sommes mises à crier et se serrer les unes contre les autres pour nous protéger et c’est alors que les trois créatures-loups éclatèrent de rire!
  • Ce n’était que nos trois amérindiens recouverts d’une peau de loup!
  • Dès qu’ils eurent terminé de rire, ils reçurent nos reproches et insultent dans une belle cacophonie! 
  • Finalement, tous ensembles, nous nous sommes dirigés vers le sentier qui menait au cimetière.

(ici, lire davantage la description de Stephen King dans son livre Simetière lorsqu’il s’y rend la première fois pour y amener le chat de sa fille)

  • Les arbres semblaient s’éloigner sur notre passage comme pour mieux nous avaler.
  • Chemins de mousse –nos pas ne faisaient aucuns bruits! 
  • Un silence anormal régnait.
  • Nous sentions une force étrange.
  • L’air était plus froid.
  • Je me sentais épiée par quelque chose dans les bois.
  • Et c’est là que j’ai vu, sortir des racines des arbres, des formes translucides bleues, comme de la fumée mais avec, je l’aurais juré, un visage et des yeux qui me regardaient!
  • Des fantômes! 
  • Les amérindiens se sont mis à rires (mais leurs rires étaient forcés cette fois) et ils m’expliquèrent que la coutume de leur tribu étaient d’enterrer leur mort sous les arbres et que, lorsque les os du corps de décomposent, ils libèrent un gaz qui crée des feux follets. Mon imagination me jouait des tours.
  • (vous pouvez aussi y parler de Feux de St-Elme  ou « St-Elmo’s fire »)
  • Soudain, j’entendis de longues plaintes aigues qui faisaient écho dans la forêt. Nos amis nous dirent que ce n’était que l’écho des huards, mais j’entendis bien le doute dans leurs voix… Nous étions loin du lac. 
  • Nous nous enfoncions dans un curieux brouillard qui montait jusqu’à mes hanches. Il était si épais que je pouvais le déplacer avec mes mains et c’est justement ce que je m’amusais à faire pour contrôler ma peur et éviter de m’imaginer toute sorte de chose dans les bois quand je fonçai dans ma cousine qui s’était soudainement arrêtée.
  • Nos amis s’étaient arrêtés et tendait l’oreille vers les bois. 
  • « Qu’est qu’il y a? »
  • Shhhhh!
  • Et j’entendis. 
  • Un bruit de branches qui craquent, et pas des petites branches!
  • Quelque chose de gros se dirigeait vers nous! Et très vite. 
  • J’espérais un orignal mais craignait un ours. Et puis, très vite, je me suis mise à espérer un ours et à craindre plus que tout ce qui s’en venait. 
  • Et puis, juste à quelques pas dans la forêt, un arbre tomba dans un grand « crack » fracassant et une ombre terrifiante s’imposa à sa place. 
  • De cette ombre, je ne pouvais que deviner deux grands yeux globuleux et brillants d’une lueur rouge, un museau avancé et des dents affilés accrochées sur des gencives pourries, sa peau et fourrure (ou vêtement en lambeaux) laissaient montrer un corps à moitié décomposé. 
  • Tout en moi criait de m’enfuir à toutes jambes, mais mes deux pieds étaient comme figé dans du ciment. J’étais terrifiée. Et je n’étais pas seule. Nous étions tous pétrifié de peur devant ce monstre. C’est incroyable comment ce qui semble être les dernières secondes d’une vie s’écoulent comme dans un film au ralenti.
  • Je vis la créature avancer une main osseuse avec de longs doigts griffés vers ma cousine Pascale et, soudain, je la vis qui s’avançait vers la créature et je vis la fatalité s’inscrire dans son visage épouvanté. La créature semblait sourire au travers ses crocs et la salive s’écoulait de sa gueule qui commençait à s’ouvrir.
  • C’est alors qu’un chant s’éleva dans la nuit. Un chant amérindien. La voix de nos amis  entama une chanson avec urgence et désespoir. Tout semblait irréel. Leur voix monta et monta plus haut et leur corps commencèrent à se mouvoir. Et une danse fiévreuse d’empara de leur corps. 
  • Soudain, alors que la créature tente de saisir de sa main griffée la tête de ma cousine Pascale, le brouillard autour de nous se réuni pour former une gigantesque forme qui se précisa en un fantastique Ours d’une blancheur pure. Cet ours se leva sur ses pattes et lança un grognement qui arrêta immédiatement la créature dans son élan d’arracher la tête de ma cousine mais qui l’écorcha au front d’un coup de griffe. 
  • L’Ours blanc s’élança sur la créature et celle-ci recula. Avant que l’Ours puisse se fondre sur elle, la créature bondit vers l’arrière avec une surprenante rapidité. Et puis on entendit les craquements puissants des arbres qui s’écroulèrent dans la fuite de la créature. 
  • Les amérindiens s’effondrèrent d’épuisement et l’Ours invoqué s’évapora avec les dernières paroles de leurs chants. 
  • Un rire maniaque et cruel fit écho dans la forêt et résonna dans tout mon corps, je sentis mon cœur se glacer de terreur. 
  • Et puis ce fût le silence. 
  • Les sons normaux de la forêt reviennèrent timidement et nous nous regardions tous, encore sous le choc que cette effroyable rencontre avec… avec le Wendigowak.
  • Nos amis se relevèrent avec peine alors que nous nous précipitions vers ma cousine Pascale qui s’était évanouie. Elle portait une marque sanglante du Wendigo sur son front.
  • Nous voulions l’amener à l’hôpital, mais nos amis amérindiens insistèrent pour nous rendre immédiatement  à leur village. 
  • Là, ils nous amenèrent chez un aîné qui, d’un seul regard semblait avoir tout compris de notre mésaventure. Il rassembla d’autres membres du village et un gros feu fût allumé auprès duquel ma pauvre cousine fût déposée. 
  • Il me semble que le temps s’est arrêté cette nuit. Le son des tamtams et des chants mystiques dont je ne comprenais pas les paroles ont retentis toute la nuit. 
  • Ce n’est qu’à l’aube que Pascale a finalement ouvert les yeux. Sur son front, il ne restait qu’une mince cicatrice qui resta à jamais la preuve que ce que nous avions vécu n’était pas qu’un horrible cauchemar, mais que le Wendigowak qui failli nous tuer tous cette nuit du mois d’octobre 1984!

À la fin de la légende, un des Louvarts du Clan de Baloo pour la légende s’était déguisé en ancien scout, avec un masque tout blanc. Il est apparût que très brièvement près du sentier qui mène à la croix commémorative et seulement quelques-uns l’ont vu. 

J’avais aussi apporté mon costume de Loup Garou, mais nous avions des louveteaux qui avaient peur et donc nous ne l’avons pas fait sortir. Mais pour un camp plus vieux, ça pourrait être intéressant. J’avais aussi des petites lumières rouge pour faire yeux qu’il aurait été intéressant de mettre dans les bois. 

Dimanche

  • Les louveteaux se lèvent et voient dans le miroir l’inscription « Aidez-Nous !» écris avec de la confiture. Ici, vous pouvez faire faire un bon coup aux esprits – par exemple sur chaque table il y des chocolats (forme ancienne). Ceci alimente les rumeurs. 
  • Un louveteau décide de leur demander en écrivant dans le miroir « Comment ?». 
  • Le miroir répond « Libérez l’Oiseau, Libérez-nous! ». 
  • C’est ici que s’entreprend la chasse au trésor : chaque indice trouvé comprend un plume d’oiseau. 
  • À la fin de la chasse, on comprend qu’il faut brûler les plumes et réciter les maximes Louveteaux. Puis, on fait la danse et le chant de l’esprit de l’ours aux sons des tamtams. Il s’agit d’une danse en cercle, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, et je dansais à l’extérieur du cercle, revêtue d’une « peau » d’ours dans le sens des aiguilles d’une montre et étalais la fumée du sauge avec ma plume d’aigle vers les louveteaux (rituel de purification amérindien).
  • À la fin, quelqu’un retourne au chalet (ou un cuistot nous appelle) et on voit dans le miroir : « Merci ! » avec le dessin de symbole d’un oiseau et le foulard scout accroché.

Voilà notre légende. Amusez-vous!

Information supplémentaire sur le Wendigowak

  • Créature des légendes indiennes
  • Ceux qui disent l’avoir vu – être squelettique qui souffre toujours de la faim et qui se nourrit de l’esprit et du sang d’Homme.  Il ne chasse que la nuit. On entend ses cris le soir et on les confond avec le loup. Certains ont associé le Wendigowak avec les loups garous.
  • On dit que ce Wendigowak s’est formé lorsqu’un chasseur, s’étant perdu et dévoré par la famine, se serait attaqué à un autre humain pour le manger. 
  • Il arrive qu’une personne possédé du Wendigowak s’éloigne au fond des bois pour éviter de faire mal à d’autres personnes. Il mange alors de la mousse et des champignons pétrifié qui poussent souvent dans les cimetières. Et comme les cimetières indiens sont bien loin dans les bois…
  • Le lycanthrope peut être un esprit qui sort de sa tombe sous forme de loup. Cette variété est connue sous le nom de loup-garou fantôme. On croyait par là que le corps métamorphosé était celui d’une âme damnée qui ne trouvait pas le repos dans sa tombe. Cette âme damnée cherchait alors un hôte, humain de préférence, et il s’ensuivait une confrontation quotidienne entre l’âme humaine et l’âme damnée afin de prendre possession du corps. Si l’âme damnée l’emportait, alors la transformation pouvait avoir lieu. L’âme qui s’échappe peut chercher à dévorer des victimes tout en laissant le corps de la personne atteinte de lycanthropie en transe.
  • le destin des loups garous n'est pas immuable. On affirme que le loup-garou reprend sa forme humaine lorsqu’il est blessé. On peut libérer celui qui a été frappé par ce terrible malheur en le piquant avec un poignard pour faire couler son sang, en traçant une croix sur son front avec de l'eau bénite ou en l’atteignant avec des projectiles trempés dans l’eau bénite.
  • Famine arrive parfois dans les tribus amérindiennes et ils sont plus vulnérables à la folie. Il est dit que parfois les vieux, les plus faibles, étaient tués et faisait un ragout qui durait pour quelques semaines.